Centrafrique :distribution des armes par Abdou Karim Meckassoua au PK5

PK5, Bangui, 13 Août 2021, exaspéré par la motion de déchéance à son encontre, le Président du parti  »Chemin l’espérance » va désormais choisir comme subterfuge le recours aux armes pour se venger.
La vengeance, c’est l’argu dont fait usage,  »Touareg  » (surnom affecté à Abdou Karim, par les services des renseignements généraux pendant la transition pour démasquer ses plans machiavéliques)
Cette vengeance qui ne s’arrime qu’à travers un coup d’État, qui s’annonce dès lors par quelques actions définies.

Mobilisation : à la veille de sa nouvelle destitution de l’assemblée nationale, en sa qualité de député du 3e arrondissement 2, AKM, commença déjà à travers son unité stratégique que dirige Gildas Benam, ancien président de l’ANECA, Delphine Kotto, de la société civile (COSCIPAC), Fari Shabazz theruka son griot, Chamsou allias cham, sa malette roulante, Mamadou Dangabo, Quentin démocrate (artiste) Kombo jehu (leader des jeunes du CDE) et autres qui sont ses fidèles prennent déjà des contacts avec des leaders des organisations de jeunesse, des femmes et anciens militaires admis à la retraite afin de mettre un œuvre le plan machiavélique.

 »je vais organiser cette fois ci mon Coup d’État » dixit Abdou Karim Meckassoua, à l’issue d’une réunion tenue en off avec son noyau stratégique à sa résidence privée sise marché Soudanais (PK5 Bangui) visant à mettre à nouveau le pays en lambeaux.

Que peut-on retenir d’Abdou Karim qui a un parcours sombre dans les récurrentes déstabilisations en Centrafrique ?

Ce dernier commença son militantisme en France, depuis les années 70 contre Jean Bedel Bokassa, étant jeune ; dans les années 80, Abdou Karim Meckassoua participa à la création du Mouvement 4CN, qui s’est opposé au régime d’André Kolingba. Nommé Directeur de Cabinet de Jean Paul Ngoupandé à l’époque d’Ange Félix Patassé, AKM a été l’un des moteurs principal des machinations contre Patassé, entre 1996, 1997, 1998 avant d’être démasqué par les gardes présidentielles, là où il a été pris dans l’étau avant de s’évader en France sous pression du Quay Dorsey, et c’est depuis Paris, qu’il machina pour soutenir les coup d’État de 28 mai 2001 par Kolingba, décembre 2002 et mars 2003 par François Bozizé, qui quelques années plus tard va devenir son adversaires à cause de ses ambitions démesurées.

Un bras de fer entre lui et Bozizé qui aboutit à la naissance de la Coalition seleka dont il a été l’une des têtes pensantes avec pour ambitions de rester dans l’ombre et entrer sur la scène par la voie démocratique, chose qui n’a pas tenu à cause de l’embrasement de la situation sécuritaire, et l’accession de Catherine Samba panza qui ne lui a pas donné l’opportunité de devenir premier ministre, poste auquel il tient à obtenir à tout prix.

Des pressions de tout bord, avec le soutien des groupes armés qu’il à mobilisé depuis Bangui, Kampala, Paris, Nairobi, Brazzaville, Yaoundé et Ndjamena.

A l’accession du Président Touadera, l’espoir de AKM renait de voir tomber dans la trappe celui qu’il a proposé Recteur de l’Université de Bangui, quand il fut Ministre de l’enseignement supérieur, le soutenir en récompense pour accéder à la présidence de l’Assemblée nationale, un plan qui n’a pas fait long feu quand ce dernier a planifié abattre l’avion transportant le Président Touadera, en mobilisant les groupes armés du PK5 qu’il soutient à désobéir à la République. Ce qui occasionnant son départ suite aux malversations financières à l’Assemblée Nationale. C’est ainsi que ce dernier a regagné le rang de l’opposition et faire appel à Bozizé et ses fils de regagner le pays pour la création de la COD20 et de la CPC dont il est la tête pensante, avant d’être démasqué par un rapport d’experts de l’ONU occasionnant sa nouvelle destitution.

Dans le cadre de ses enquêtes sur la structure de la CPC, le Groupe d’experts a recueilli des informations sur le rôle de Karim Meckassoua, ancien Président de l’Assemblée nationale et candidat à l’élection présidentielle (voir S/2019/930, par. 40, et S/2018/1119, par. 33).

Au début de l’année 2020, des membres et des individus associés à l’ex-Séléka avaient confirmé au Groupe d’experts que Meckassoua poussait les groupes armés et l’entourage de François Bozizé à lancer une action militaire pour destituer le Président. Plus récemment, des membres du MPC et du FPRC ainsi que certains acteurs politiques ont expliqué que Meckassoua avait participé à la préparation de la tentative de coup d’État du 13 janvier, en coordination avec Bozizé et son entourage, ainsi que Nourredine Adam, Ali Darassa et plusieurs « généraux » du MPC. Selon ces témoignages concordants et crédibles, Meckassoua espérait diriger un gouvernement de transition si le coup d’État de la CPC aboutissait. D’après de nombreux membres de la CPC, après l’échec du coup d’État, il a tenté de persuader Darassa de faire venir des renforts et de poursuivre l’offensive. Il aurait contacté un intermédiaire pour convaincre des mercenaires soudanais de traverser la frontière et de protéger Darassa et ses troupes alors qu’ils avançaient vers Bangui. Les mêmes sources ont indiqué que Darassa ne s’était pas laissé convaincre, avait refusé d’avancer et décidé de retirer ses troupes.

La méfiance qui régnait entre Meckassoua et François Bozizé est l’une des raisons qui a poussé les éléments anti-balaka basés à Bangui à refuser de participer à l’attaque du 13 janvier (voir par. 24). Bozizé, à l’instar de son entourage, était convaincu que Meckassoua cherchait à le trahir. Le jour de l’attaque, lors d’une conversation téléphonique, Maxime Mokom a fait part de ces soupçons à un associé de Meckassoua. 28. Meckassoua a déclaré au Groupe d’experts qu’il n’avait joué aucun rôle à l a CPC, que ce soit au moment de sa création ou lors de ses opérations militaires, et qu’il S/2021/569 21-06676 11/188 avait rompu tout contact avec François Bozizé après que celui-ci avait établi la coalition. Il a confirmé que l’entourage de Bozizé lui avait imputé la responsabilité de l’échec de l’attaque du 13 janvier, mais a indiqué qu’il n’avait jamais eu l’intention de prendre le pouvoir par la force.

Rapport des experts

source: Alerte info

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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