Les larmes dans les yeux , dame Missiagbeto interpelle la conscience de mère de la juge Ayivon

Au cours d’une conférence de presse organisée ce vendredi 20 août 2021 par la Dynamique Mgr Kpodzro, le regroupement de partis politiques et associations qui a soutenu la candidature de Agbéyomé Kodjo, dame Missiagbeto a plaidé la clémence da la juge Ayivon pour qu’elle œuvre afin que son mari retrouve ses enfants le 27 août prochain.

« C’est avec un cœur meurtri que je me tiens devant vous, les hommes de médias. Chaque fois les gens me regardent sur les réseaux sociaux, c’est la preuve qu’au Togo les choses ne marchent pas bien », a-t-elle martelé

Aujourd’hui encore, poursuit-elle, c’est avec peine que je me tiens ici devant vous. Je ne voulais pas venir mais c’est par devoir que je me tiens devant vous.

« J’accepte tout, que ce soit le bien ou le mal. J’accepte tout et je rends grâce pour cela. Si c’est ma croix je l’accepte. Je ne peux rien changer. Toutefois, j’implore la clémence de Mme Ayivon, la juge qui a en charge du dossier de mon mari. Qu’elle tourne son regard vers ma maison, qu’elle regarde moi et mes enfants. Je lui confie mon mari, qu’elle fasse tout pour qu’il puisse recouvrer la liberté », a déclaré Mme Missiagbeto tout en remerciant la juge pour ce qu’elle a déjà commencé. Mais elle l’a exhorté à continuer sur cette lancée.

Mme Missiagbeto a également imploré le pardon de la juge. Tel un enfant prodige, elle a demandé que les faute de son mari lui soient pardonnées estimant que quatre ans de prison, quatre ans de séparation des enfants de leur père c’est trop.

« Nous vous confions à Dieu et ma prière est que vous retrouviez le courage pour rendre une décision juste ».

« C’est le cri de détresse d’une mère, qui tourne son regard vers vous. Chaque jour mon cœur est plein d’amertume, j’ai pleins de soucis, les enfants chaque jour veulent voir leur papa. La punition est suffisante. Chacun de nous est pécheur, je vous en conjure libérez mon mari ! », déclare-t-elle entre sanglots et pleurs.

Missiagbeto a été interpellé en pleine rue le 17 mai dernier puis conduit en son domicile où il a été brutalisé devant les enfants avant d’être détenu deux semaines au service de renseignement.

Le 13 août dernier il a comparu en présence de son avocat qui parle de procès politique. Le procureur de la République a requis contre lui 4 ans de prison ferme. Le rendez-vous est pris le 27 août pour le verdict.

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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