L’Afrique face au mur de la dette pendant la pandémie

Une fois de plus on construit un narratif négatif à propos de l’Afrique, on le martèle et on en fait une vérité. La hausse tendancielle des dettes publiques africaines s’est renforcée pendant la pandémie et se poursuivra en 2021-2022. Les mesures d’allègements et de restructurations devraient encore dicter l’agenda après 2022.

La réalité est ailleurs. L’endettement des pays africains avant 2020 était de l’ordre de 50% du PIB; sous l’effet du Covid, de la hausse des dépenses notamment sanitaire et de la baisse des recettes il est passé à un peu plus de 60%….

Ces 60% il faut les comparer aux plus de 100% de la France, des USA ou encore du Japon et en déduire que l’Afrique n’est pas surendettée.. Loin de là! Si on rajoute le secteur privé on constate malheureusement que les économies africaines sont en réalité largement sous-financées…

En dépit de l’entrée en vigueur en mai 2020 de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD), le besoin de financement externe des pays d’Afrique subsaharienne devrait s’élever à 290 milliards de dollars sur la période 2020-2023.

Statut du risque d’endettement des pays à faible revenu:

La composition des créanciers officiels a considérablement évolué, voyant la Chine devenir le premier bailleur bilatéral de la région, monopolisant 20% de l’endettement public des pays d’Afrique subsaharienne.

Le problème de la dette en Afrique est d’abord un problème de coût de la dette.

D’abord coût budgétaire notamment du fait des maturités de financement qui sont courtes. Une dette de maturité 7ans aura forcément un impact budgétaire (part des revenus consacrés au remboursement de la dette et de ses intérêts) plus important qu’une dette de maturité 30,40 voire une dette perpétuelle.

Ensuite le coût en terme de taux d’intérêt. On me répondra que c’est lié aux risques des pays africains et c’est la que le bas blesse….

Shegun ADJADI BAKARI

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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