Kenya : contestation d’une révision constitutionnelle

À un an de la présidentielle au Kenya, un orage politique se profile à l’horizon. Le bureau du procureur général du Kenya a déposé ce vendredi, un avis d’appel annonçant qu’il va saisir la Cour Suprême pour contester une décision jugeant illégal un processus de révision constitutionnelle lancé par le président Uhuru Kenyatta.

Cette réforme, baptisée « Building Bridge Initiative » (BBI), vise à modifier la constitution de 2010 – qui a instauré un régime présidentiel – afin d’élargir l’exécutif en créant notamment un poste de Premier ministre, deux de vice-Premier ministre et un de chef de l’opposition et d’augmenter le nombre de sièges au Parlement (de 290 à 360).

Le 13 mai, un tribunal de Nairobi, saisi par les opposants au texte, avait jugé le processus illégal. Alors que le Parlement avait approuvé deux jours plus tôt le texte qui devait ensuite être soumis à référendum, les juges ont estimé que le président n’avait pas le droit d’initier une telle révision constitutionnelle.

Ils avaient également indiqué que le chef de l’Etat pouvait faire l’objet de poursuites civiles pour avoir lancé illégalement ce processus. Le gouvernement avait contesté ce jugement devant la Cour d’appel, qui l’a confirmé le 20 août à la majorité des sept juges qui la composait.

Ces décisions ont contrecarré les projets du président Kenyatta à moins d’un an de l’élection présidentielle, dont le premier tour est fixé au 9 août 2022.

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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