Centrafrique : Mboko, un village sans forage ni centre de santé

« En buvant de l’eau des sources, cela provoque en nous des maux de ventre et la diarrhée. Surement que les vers intestinaux n’en manquent pas. Imaginez si nous les personnes adultes souffrons ainsi, quelle est la situation des enfants ? » C’est le témoignage de Agathe âgée d’une soixantaine d’année, habitante du village Mboko, situé à moins de 10 km de Bangui.

En effet, un slogan dit : « L’eau c’est la vie » mais, cette citation est loin d’être une réalité au village Mboko, localité située dans la commune de Bimbo 5 à seulement sept (07) kilomètres de Bangui. Même si les habitants de ce village sont à moins de 10 km de la capitale, triste est de constater qu’ils n’arrivent pas à vivre dans une bonne condition d’hygiène.

L’eau potable est une denrée presque inexistante dans le village. Par manque des forages, les villageois sont obligés de consommer l’eau des sources qui ne sont pas traitées par des produits désinfectants. Par conséquent, ils sont exposés aux nombreuses maladies. Une situation qui est aussi à l’origine du taux croissant de la mortalité infantile.

On dit souvent : « Le malheur ne vient jamais seul ». Si les habitants de Mboko font face au manque d’eau potable, ils ne disposent également pas d’un petit dispensaire ni d’une mini-pharmacie appropriée pour assurer leur garantie sanitaire. Pris entre marteau et l’enclume, ces derniers ne savent pas à quel saint se vouer.

«Nous nous demandons est-ce-que le village Mboko se trouve dans la Centrafrique. Comment se fait-il que nous ne disposons pas d’un centre de santé ou d’un mini dispensaire ? Si quelqu’un tombe malade, nous devons l’évacuer à Bangui par une moto et parfois en cours de route, nous pouvons perdre la personne. Le taux de la mortalité infantile augmente suite à ce problème », a regretté Bodwin, chef du quartier Sakoussa à Mboko.

Perdant tout espoir, la même source appelle à une assistance humanitaire : « Nous demandons au gouvernement et aux organisations non-gouvernementales de venir à notre secours. S’ils peuvent nous construire des forages et un petit dispensaire, Cela va vraiment nous aider. Nous sommes aussi des êtres humains et non des animaux. Nous ne pouvons pas imaginer être des centrafricains vivant à moins de 10 km de Bangui mais abandonnés à notre triste sort. A l’aide, nous crions à l’aide ».

Au moment où se plaignent les habitants dudit village, la société Roti Centrafrique de Magloire Kolisso a décroché un partenariat avec l’entreprise bancaire Global Green Fund afin de construire 40 milles logement sociaux modernes dans cette localité. Peut-on alors espérer que c’est la fin du calvaire pour les habitants de Mboko ? Qui vivra, verra .

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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