Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a rehaussé de sa présence en début de soirée du jeudi 06 avril

LES RWANDAIS DE CENTRAFRIQUE COMMÉMORENT LE 28è ANNIVERSAIRE DU GÉNOCIDE PERPÉTRÉ CONTRE LES TUTSI

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a rehaussé de sa présence en début de soirée du jeudi 06 avril 2022, la cérémonie de la 28e commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

Placée sous le thème » Mémoire, Unité et Renouveau », cette 28e commémoration donne occasion au peuple rwandais de rendre hommage à plus d’un million de leurs compatriotes Tutsi massacrés en 1994. La date du 7 avril 1994 marque le début des massacres des Tutsi au Rwanda.

Dans son discours de circonstance, le Chef de la diplomatie rwandaise en République Centrafricaine a remercié en son nom propre et celui du Président Paul KAGAMA, le président Centrafricain Faustin Archange TOUADERA pour avoir rehaussé de sa présence cette commémoration. La présence du Président TOUADERA, dit-il, témoigne de l’amitié de son engagement et de sa solidarité envers le peuple rwandais.

Il a affirmé qu’il y a 28 ans plus d’un million de Tutsi ont perdu la vie parce qu’ils sont nés Tutsi.

« Plus de 60 ans auparavant, le colonisateur avait développé la théorie de diviser pour bien régner sur cette nation rwandaise dont l’admiration et la cohésion ne plaisaient pas à sa soif de domination et de la colonisation. Il a tout fait pour faire comprendre aux rwandais que nous étions différents, et l’un est étranger et dominateur. Il a réussi malheureusement », a-t-il déclaré.

Selon lui, le génocide de 1994 n’est pas causé par l’attentat de l’avion présidentiel , mais celui-ci est le fruit d’une » classification, d’une symbolisation, d’une déshumanisation, d’une organisation, d’une polarisation, et d’une extermination avant le passage à l’acte ».

Pour le Chef de la diplomatie rwandaise en République Centrafricaine, cette 28e commémoration du génocide des tutsis vise à ne pas plonger ce drame dans l’oubli. Elle a pour objectif de saluer la mémoire des victimes, la détermination du peuple rwandais à s’unir, à se réconcilier mais surtout à tourner le regard des rwandais vers l’avenir et le renouveau de leur pays.

Le diplomate rwandais a profité de l’occasion pour adresser au gouvernement Centrafricain, la demande du gouvernement rwandais et des associations des rescapés du génocide de 1994, d’ériger un monument en la mémoire des victimes et que l’histoire de ce génocide, puisse être inscrite dans les manuels scolaires et universitaires comme le font déjà certains pays. Car, il y va de l’histoire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.

Et de conclure en demandant au nom du gouvernement rwandais à la République Centrafricaine en sa qualité de membre de l’UNESCO, de soutenir la demande du Rwanda d’inscrire quatre sites du génocide comme des patrimoines de l’UNESCO.

Prenant la parole au nom du gouvernement Centrafricain, la Ministre des Affaires Étrangères Sylvie BAIPO a exprimé sa compassion et celle du peuple Centrafricain au peuple frère du Rwanda en cette journée commémorative.

« L’histoire du Rwanda avant tout, est aussi l’histoire de l’Afrique. Notre Afrique . Cette Afrique sujette à l’horreur et à la servitude de l’esclavage, de la traite, de la colonisation, du génocide avec son lot de traitement criminel et inhumain sous toutes ses formes jusqu’à l’apothéose du génocide où l’incroyable barbarie de l’homme sur l’homme s’est produite en plein 20e siècle», a-t-elle lâché.

Pour la cheffe de la diplomatie centrafricaine, la présence du Président TOUADERA à cette cérémonie démontre l’attachement, la solidarité, le lien de fraternité et de solidarité qu’entretiennent la République Centrafricaine et le Rwanda.

Le Président TOUADERA et le chef de la mission rwandaise en Centrafrique ont allumé une bougie en souvenirs des victimes de ce désastre avant la projection d’un film documentaire sur le mémorial de Kigali suivi des témoignages de trois rescapés du génocide.

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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