Les Centrafricains ne sont pas des damnés des crises militaro-politiques qui ne profitent qu’aux groupes armés et à leurs commanditaires.

Une nouvelle tragédie se dessine sur le dos du peuple centrafricain


Les Centrafricains ne sont pas des damnés des crises militaro-politiques qui ne profitent qu’aux groupes armés et à leurs commanditaires. C’est depuis le Forum de Bangui en passant par la constitution du 30 mars 2016, ils sont unanimement posés de nouvelles bases pour une République centrafricaine rénovée : la lutte contre l’impunité. Cependant, certains partenaires veulent encore faire avaler une couleuvre rouge à une population qui ne veut rien que la paix synonyme de son développement.


On se souvient il y a plus de deux ans, les Centrafricains furent transportés dans un avion en direction de Khartoum pour négocier la paix dans la douleur car, les crimes commis sur les paisibles populations étaient de trop. La paix n’ayant pas de prix et le pays étant frappé de l’embargo onusien, l’unique solution n’était que le dialogue. C’est dans ce contexte qu’un accord sera signé entre le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes armés qui avaient pris le pays en otage sous le nom de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA).


Les initiateurs affirmaient au passage que c’est un accord de « dernière chance » sans toutefois lire les intentions cachées des groupes armés. Ainsi à la sortie de la salle climatisée, ces ennemis de la paix ont repris les armes, les mêmes causes produisant les mêmes effets.


Articles 34 :

Les parties s’accordent à renoncer, dès la signature de cet Accord, à tout recours à la force armée pour le règlement de quelque différend qu’elles puissent avoir. En cas de désaccord entre les parties dans la mise en œuvre des dispositions de l’Accord, les parties s’engagent à saisir sans délais, les Garants et Facilitateurs de l’Accord, à l’initiative de ceux-ci ou à celle de la partie la plus diligente, aux fins d’actions idoines de conciliation et, à défaut, d’arbitrage.


Article 35 :

Les parties reconnaissent que la violation de l’Accord expose les responsables aux mesures répressives prévues par les garants et les facilitateurs.


Les parties sont conscientes que toute violation est susceptible d’exposer les auteurs à des sanctions internationales, notamment dans le cadre des dispositions pertinentes de décisions du conseil de paix et sécurité de l’Union africaine et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, et dans le cadre de leurs régimes de sanctions respectifs.


Annexe 1, art.9 :

Conformément à son mandat, la Minusca appliquer des mesures temporaires d’urgence pour détenir tous ceux qui se livreraient directement ou indirectement à des actes qui violent les dispositions de l’Accord ou de nature à compromettre la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine.


Et pourtant, les lois internationales sont favorables que, lorsque le danger guette un pays, il lui est donné de demander de l’aide à qui on veut. Parce que le mal, dès qu’il pèse de tout son poids sur une entité, les conséquences sont plus que terribles. L’on laisse entendre qu’il ne coûte rien de déclencher une guerre. Mais qui sait comment on peut la terminer ? Alors, tous ceux qui ont secoué le Centrafrique, havre de la paix, parce que les gros INTÊRÊTS ne leur donnaient pas la moindre quiétude, ils ont mis les 623000 km² de la superficie dans un K.O total.

L’intrusion de la Séléka au Berceau des Bantou pour saboter, démanteler et mettre à nu une cité que Boganda donna son sang pour mettre sur la carte du monde. Mais qui a pu commettre un si regrettable dommage ?


Le peuple doit comprendre une chose, prendre son mal en patience et attendre sereinement ce baptême d’absolution. Plus rien ne le tirera de ce calvaire autant qu’il vivra, tant que vivre sera pour lui plus que possible. Car celui qui possède un bien sera appelé à le protéger.

Malheureusement, le Centrafrique, une Nation pleinement souveraine, damné à s’entendre selon son vouloir, ne peut faire ce qu’il a envie de réaliser. Alors que veut-on exactement qu’il fasse pour préserver son statut ?

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *