Une année après la décision du président Kaïs Saïed de suspendre les travaux du Parlement et de lancer ses réformes politiques, les Tunisiens

La Tunisie officiellement un État Laïc : La nouvelle Constitution adoptée à 92,3 %

Une année après la décision du président Kaïs Saïed de suspendre les travaux du Parlement et de lancer ses réformes politiques, les Tunisiens étaient appelés hier lundi 25 juillet à se prononcer par référendum sur une nouvelle Constitution.


Le texte a été approuvé à 92,3 %, mais avec un taux de participation de 28,3 % sur 9,3 millions d’inscrits, selon la presse locale qui cite l’institut Sigma Conseil, sur la base de sondages sortis des urnes. Cette nouvelle constitution fait de la Tunisie le premier état Maghrébin à supprimer l’article mentionnant « l’islam religion de l’État ». Ce qui fait officiellement de ce pays un état laïc.

« C’est un vote très particulier car il va nous débarrasser des islamistes ! C’est ça qui nous pousse à voter aujourd’hui », affirme Adel Ouennich, en évoquant le rôle prépondérant du parti islamo-conservateur Ennahda dans les coalitions au pouvoir depuis la révolution. « Je suis en faveur d’un président qui a tous les pouvoirs et dirige le pays d’une main forte. C’est mieux que d’avoir un pouvoir émietté, où tout le monde se renvoie la balle », ajoute l’ingénieur de 56 ans.

Évoquant ce choix historique de la laicité, le site tunisien Kapitalis écrivait dans son édition du 16 juin 2022 : « cela n’est qu’un premier pas. Encore faudrait-il expliquer et convaincre, que la séparation entre l’État et la religion n’est nullement une négation ou une atteinte à l’islam, que cette même laïcité constitue une barrière constitutionnelle face à l’instrumentalisation de l’islam à des fins politiciennes ».

« La Tunisie est entrée dans une nouvelle phase », a affirmé le président Kaïs qui s’est rendu à la rue Bourguiba à Tunis pour fêter la victoire avec ses partisans.

« Nous allons construire une nouvelle république fondée sur la vraie liberté, la vraie justice et la dignité nationale. Il n’y a pas de dignité pour les nations sans le respect de la dignité de leurs citoyens« , a dit Kais Saied, tout juste après avoir voté.

Les mots du président tunisien ont suscité la colère dans les rangs des principaux partis d’opposition dont le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha. Mais nombre de Tunisiens eux se disent « optimiste » et confiant dans l’action du président Saied pour impulser « de réels changements ».

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Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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