C’est un drame sans précédent qu’a vécu le week-end dernier la petite localité de Ouled Touta, qui vivait jusqu’alors des jours paisibles,

Billet: Elle rate sa loubia, son mari la tue à coups de pieds de veau

C’est un drame sans précédent qu’a vécu le week-end dernier la petite localité de Ouled Touta, qui vivait jusqu’alors des jours paisibles, ne se levant le matin très tôt que pour faire la queue devant le camion de lait.

En effet, le dénommé A. B. a sauvagement assassiné la dénommée Y. Z. vers 20h12 à coups de pieds de veau devant ses enfants qui sont ainsi restés sans dîner. D’après les voisins qui écoutaient à travers le mur, il s’agirait d’une violente querelle à propos d’une loubia mal cuite ou trop. La Protection civile arrivée très vite sur les lieux a heureusement apporté des pizzas aux enfants qui ont ainsi pu manger, sauf que d’après la police, l’arme du crime, à savoir les pieds de veau, censés avoir été utilisés pour tuer la pauvre madame Y. Z., n’auraient pas été retrouvés sur place.

Le lecteur d’El Watan, très intelligent, se sera bien sûr demandé comment sait-on que ce sont des pieds de veau qui sont à l’origine du drame, alors qu’ils n’ont pas été retrouvés et qu’à travers un mur, même mince, un voisin, même pervers, ne peut définir quelle arme a été utilisée ? En réalité, c’est le boucher du village qui a affirmé que le dénommé A. B. a bien acheté des pieds de veau ce matin-là à 11h34, ce qui l’a d’ailleurs étonné au prix exorbitant où ils sont affichés, avec tout le respect dû à l’animal. Aux dernières nouvelles, la communauté de Ouled Touta, sous le choc et en deuil, est toujours à la recherche des pieds de veau.

Présenté devant le juge en comparution immédiate, le dénommé A. B. a insisté sur la cherté de la vie en remerciant le président de la République pour tous ses efforts visant à construire une société harmonieuse de progrès. De son côté, le procureur, tout en demandant la peine à perpétuité pour madame Y. Z. bien qu’elle soit déjà morte et enterrée derrière le stade communal, a posé une question essentielle : pourquoi vouloir faire de la loubia par cette chaleur ? N’est-ce pas en l’espèce un crime crapuleux et une atteinte au moral de la famille ?

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Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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