À nouveau statut, nouveaux serviteurs, il n’y a pas de mélange des genres, comme l’espéraient paraît-il beaucoup de ces employés, naïvement

Le nouveau roi de Grande-Bretagne ne prendra pas avec lui le personnel du prince qu’il était

À nouveau statut, nouveaux serviteurs, il n’y a pas de mélange des genres, comme l’espéraient paraît-il beaucoup de ces employés, naïvement convaincus qu’ils allaient partir dans les valises du souverain vers son nouveau palais de résidence. Voilà l’information révélée par The Guardian et qui aurait pu passer pour un choix de convenance : Il n’est pas le Palais de Bukingham, la demeure royale ? Certes. Mais ça ne s’arrête pas vraiment à une histoire d’affectation et de hiérarchie domestique. Dans la vie réelle, la vraie, sans doute celle qui compte le plus, quarante salariés de la famille royale britannique ont été… licenciés.

Il est tout de même difficile de croire que le nouveau roi soit si cruel dans des circonstances où il devait se montrer plutôt généreux. Alors, on a pu d’abord imaginer que le «licenciement» n’était qu’un abus de langage et que ces employés allaient bien être «recasés» quelque part dans un des nombreux «secteurs d’activités» du Palais. Désillusion : c’est bien de licenciement qu’il s’agit.

En attendant de connaître avec précision les termes de cette cruelle et singulière rupture de la relation de travail, on sait déjà que la trésorerie royale ne fera pas de cadeau aux licenciés en dehors de ceux qu’ils ne peuvent pas éviter. N’est-ce pas que le Roi s’en est séparé pour «rigueur budgétaire» ? Justement, c’est sans doute au nom de cette… rigueur budgétaire qu’on a organisé des funérailles à quarante millions de livres sterling et qu’on a saigné les petits britanniques qui voulaient y assister.

Lundi passé, pendant qu’on disait la messe à la mémoire de la Reine, en la cathédrale Saint-Gilles, à Edimbourg, «les secrétaires privés, le bureau financier, l’équipe de communication et les employés de maison apprenaient la nouvelle », toujours selon The Guardian.

Que Dieu sauve le Roi, la rigueur budgétaire et le capitalisme.

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Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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