La santé mentale n'a pas toujours été considérée comme un facteur accélérant le vieillissement, pourtant elle pèse plus lourd sur notre âge

Être seul ou malheureux nous fait vieillir plus vite que la cigarette

La santé mentale n’a pas toujours été considérée comme un facteur accélérant le vieillissement, pourtant elle pèse plus lourd sur notre âge biologique que la cigarette ou d’autres maladies.

Une personne qui se sent seule et malheureuse voit son âge biologique avancer de 1,65 an contre 1,25 an pour la cigarette, selon une étude récente qui s’est penchée sur l’impact de la psychologie sur le vieillissement.

Pour arriver à cette conclusion, l’équipe sino-américaine, coordonnée par Deep Longevity, une société pionnière dans la conception d’« horloges du vieillissement » sous la forme d’une application pour smartphone, a analysé le bilan sanguin, les paramètres biologiques (la taille, le sexe, l’IMC, la tension, etc.) de 4.846 Chinois de plus de 45 ans. Parmi les pays de l’Asie de l’Est, les Chinois sont ceux qui vieillissent le plus mal ; selon les auteurs, seuls 15 % des Chinois de plus de 65 ans ne souffrent d’aucune maladie invalidante ou de perte cognitive. C’est 29,2 % au Japon et 25 % en Corée du Sud.

La santé mentale, l’oubliée des thérapies anti-âge

Les paramètres de santé recueillis auprès des volontaires ont été soumis à une intelligence artificielle qui a prédit l’effet sur l’âge biologique d’une mauvaise santé mentale. Résultat, la solitude, la dépression, l’isolement, l’insomnie, la tristesse augmentent l’âge biologique de 1,65 an, soit plus que la cigarette. Les personnes ayant un historique de problèmes cardiaques, hépatiques ou pulmonaires ont aussi un âge biologique plus élevé que des personnes en bonne santé du même âge, mais seulement de 1,5 an.

« L’état mental et psychologique est l’un des indicateurs les plus robustes de santé et de qualité de vie, pourtant il a été largement omis des soins de santé moderne », conclut Manuel Faria, chercheur en psychologie à l’université de Stanford et membre de l’équipe de recherche.

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *