Après le coup d'Etat du 30 septembre passé, place à présent à celui qui prendre le pouvoir pour gérer la transition parce que selon la

Burkina Faso: Une association réagit sur la question d’âge qui exclu Ibrahim Traoré d’être président

Après le coup d’Etat du 30 septembre passé, place à présent à celui qui prendre le pouvoir pour gérer la transition parce que selon la constitution, pour être président, il faut avoir 35 ans or celui qui occupe la présidence pour le moment n’a que 34 ans donc des hommes politiques se lèvent dans le pays pour dire que Ibrahim Traoré ne peut pas être président du Burkina Faso.

Dans une note publiée sur les réseaux sociaux, une association dont le nom est ACLE estime que seul Ibrahim Traoré peut être président et que la question d’âge n’a qu’à rester à l’écart.

Voici la note:

« Age, âge ! qu’on nous foute la paix avec cette question d’âge… Ibrahim Traoré ou rien » (Association). C’est le Capitaine ou rien. Age, âge ! qu’on nous foute la paix avec cette question d’âge. La merde que nous traversons aujourd’hui est-elle la faute des jeunes ?

La plupart des gens qui s’agitent dans l’ombre, manœuvrent pour présider la transition en surfant et prétextant l’âge du capitaine n’ont qu’à admettre qu’ils n’ont plus grand-chose à apporter pour ce pays. Et que le jeu de siège est terminé. Si vous n’avez pas un idéal à vendre à ce peuple martyrisé du Burkina Faso, ce n’est pas la peine de vouloir présider cette transition. Elle ne sera pas gérée comme celle de 2014. Détrompez-vous. Elle ne va pas servir de tremplin pour une retraite paisible.

Le jeune capitaine a fait appel à la mobilisation populaire et patriotique pour parachever le coup d’Etat et nous pensons qu’il est de bon ton que cette même mobilisation populaire et patriotique soit le bouclier de cette nouvelle transition.

Beaucoup de ceux qui veulent présider cette transition ont déjà montré leurs limites sous M. Rock KABORE et dans des régimes passés. La capacité, la compétence, et la sagesse ne riment pas forcément avec l’âge. Le Burkina Faso n’a pas forcément besoin de quelqu’un qui a un long curriculum vitae ou qui est âgé pour assurer la présidence de la transition.

Nous avons besoin d’un patriote dans l’âme, qui est prêt à lutter contre vents et marées, qui soit prêt au sacrifice suprême pour laver la honte que nous subissons depuis plus de 35 ans.

Les personnes âgées qui sont patriotes et désintéressées vont proposer leurs services au jeune Président dans l’ombre ou en public en occupant des postes stratégiques tels que le premier ministère, l’économie, les affaires étrangères. Ils ne regarderont pas l’âge du Président mais leur folle envie de voir le Burkina Faso sortir du bourbier terroriste.

Cela va guider leurs actions et conseils autour du jeune capitaine. Ils ne vont pas non plus venir et commencer à préparer une transmission comme la transition de l’ex Président DAMIBA et celle de 2014 qui n’ont véritablement pas servi à grand-chose.

Il nous faut un nouveau contrat social pour l’avènement d’un Etat-nation

Il faut une vraie refondation de notre pays. Il faut un nouveau contrat social. Il faut restaurer notre territoire et mettre en place des institutions républicaines à même de faire du Burkina Faso un Etat-nation. Sinon pour l’heure, c’est le narcissisme ethnique, religieux, communautaire et régionaliste qui prévaut.

Chacun est citoyen de son ethnie, de sa religion, de sa communauté et de sa région. Le statut de citoyen burkinabè, la fierté de se sentir Burkinabè vient au second ou au troisième plan.

Nous en voulons pour preuve, aujourd’hui une partie de l’opinion jubile et déborde de joie, du simple fait que le capitaine est un musulman, certains du fait qu’il est originaire d’une autre région et d’une autre ethnie. C’est le mal profond qui gangrène notre si chère patrie le Burkina Faso.

Bref, ce n’est pas un secret de polichinelle, nous ne sommes pas dans un Etat-nation. Le rôle de la présente transition c’est de jeter les bases de ce chantier et faire en sorte que tout gouvernant qui viendrait après les élections ne puisse pas dévier de cette trajectoire, de cet idéal. Que l’agenda reste l’avènement d’un Etat-nation au Burkina Faso comme le prévoyait le capitaine Thomas SANKARA.

Si le Capitaine refuse, nous devons le considérer comme un traitre

Si le Capitaine Ibrahim TRAORE refuse de porter les espoirs du peuple, les aspirations du peuple, la lutte du peuple, nous devons le considérer comme un traitre qui s’est servi du peuple pour des intérêts purement égoïstes. Il donnera ainsi raison à Jeune Afrique. Ce canard qui confiait que le Capitaine et ses hommes étaient seulement venus réclamer au Lieutenant-colonel DAMIBA leur part du gâteau pour avoir participé au coup d’Etat contre le régime de M. Roch Marc Christian KABORE.

Aussi tous les sous-officiers et militaires de rangs qui ont mené la rectification du MPSR avec lui, pourront l’accuser à juste raison. En effet, en tant que jeune capitaine, s’il atteint les 21 jours comme chef d’Etat, il peut dormir tranquillement avec les droits de statut d’ancien président tandis que des mafieux vont venir perpétuer les mêmes pratiques et travers qui nous ont entrainés dans cette situation inextricable. Ils vont continuer à sacrifier ces soldats en chaire de canon au profit des systèmes mafieux qui sont derrières ce business aux multiples facettes et aux multiples dénominations de djihadisme, de terrorismes, etc.

De ce fait, nous, Association des Citoyens Leaders, invitons l’ensemble des organisations de la société civile et les citoyens patriotes à se mobiliser les 14 et 15 octobre 2022 afin que le Capitaine assure la Présidence de la transition.

Citoyens Leaders, jeunesse combattante du Burkina Faso et de l’Afrique, notre heure a sonné. Toutes les grandes révolutions ont été portées par des jeunes. Nos oncles et tantes, nos mamans et papas ont fait de leur mieux. Comme le disait Frantz FANON « chaque génération découvre sa mission, l’accomplit ou la trahit ». Donc, à nous d’accomplir la nôtre

Chaque fois que l’occasion d’un changement radical, profond et fondamental s’est présentée, la lutte a été toujours très vite récupérée par les gens du système. Nous avons toujours raté le virage de notre histoire. Il y a un complot national et international ourdi pour récupérer toutes les luttes de libération de notre peuple courageux. Autant le dire le Burkina Faso est un enjeu géostratégique.

Cette fois-ci, changeons de méthode et de stratégie

A l’analyse, ce qui manque à ce peuple stoïque et patient, c’est la constance dans la lutte. Après le succès éphorique de chaque lutte, les masses populaires partent dormir sur leurs lauriers, espérant que le nouveau prince va prendre en compte leurs aspirations et résoudre leurs problèmes fondamentaux. Cette stratégie n’a jamais marché.

Camarades Citoyens Leaders, cette fois-ci, il faut que nous changions de méthode et de stratégie.

Il faut nécessairement mettre en place un mouvement de veille citoyen pour contraindre les autorités de cette transition à nous amener à bon port. Tous les citoyens engagés et les organisations de la société civile spécialisées dans la veille citoyenne et la bonne gouvernance peuvent se joindre à nous dans le cadre de ce vaste mouvement.

Osons pour un monde meilleur !

Email : acle2018.bf@gmail.com

Ibrahima TRAORE

Président de l’Association des Citoyens Leader

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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