La pauvreté est la conséquence des structures internationales du pouvoir, de la mauvaise gouvernance, de l'oppression et de la

Pauvreté en Afrique : Les remèdes du Dr Pitcholo pour s’en sortir

La pauvreté est la conséquence des structures internationales du pouvoir, de la mauvaise gouvernance, de l’oppression et de la discrimination. Elle exige des solutions. Plusieurs pays africains sont en voie de développement et leur taux de pauvreté s’accroisse de jours en jours malgré les importantes ressources dont ils disposent. Après avoir révélé les causes réelles de la pauvreté en Afrique, Docteur Prosper Pitcholo, le directeur général de Girolle communication précise qu’il est indispensable d’améliorer l’organisation socioéconomique des pays en agissant sur 3 pôles afin de sortir de ce cercle infernal.

D’origine togolaise mais résident au Canada, Docteur Prosper Pitcholo croit toujours que les dirigeants africains peuvent agir sur les 3 points névralgiques qui plombent de façon importante le développement de nos pays. Proposant en novembre 2019, à l’état togolais de mettre son économie sur l’humain, l’auteur du livre intitulé « le combat contre la pauvreté » affirme que « vivre dans un pays où vous savez que vous n’avez pas les mêmes droits et avantages que vos concitoyens, laisse des traces importantes dans l’inconscient des populations.

Lisez plutôt son analyse.

J’aimerais exposer ici de façon succincte les causes profondes et parfois insoupçonnées de la pauvreté des pays africains, malgré les importantes ressources dont ils disposent. Au lendemain des indépendances, nos pays n’ont pas eu l’opportunité d’organiser leur économie et restent fortement dépendants de leurs matières premières.

Malheureusement, la baisse des cours des matières premières a fragilisé l’économie des pays qui en contrepartie, proposent plus de matières premières, entrainant une spirale de baisse des cours. Pour sortir de ce cercle infernal, il est indispensable d’améliorer l’organisation socioéconomique des pays en agissant sur les 3 pôles suivants :

1- Le Secteur Informel : tout un pan de l’économie de nos pays est complètement hors de contrôle. Notre système économique n’a pas réussi à organiser les activités qui s’y déroulent, ni même les emplois concernés. Travailler dans le secteur informel, c’est être laissé à soi, que ce soit sur le plan financier, sur le plan social et des normes.

Le drame pour nos pays, c’est que ce secteur occupe jusqu’à 90% de la population active. Un employé du secteur informel, ne peut jamais prendre sa retraite même après plus de 30 ans de travail, cela veut dire qu’il n’y aura pas de renouvellement de ces emplois, accentuant ainsi le chômage.

2- La Non-organisation des métiers : cette insuffisance d’organisation découle probablement du premier (secteur informel). Ce sont les métiers et les professions qui soutiennent le développement économique des pays ou mieux, c’est par leur travail que les populations participent à l’effort financier de leur pays par les impôts et la consommation.

Quand un pays est bien organisé au niveau des métiers, l’impôt sur le revenu du travail représente plus de 50% du budget de l’État. C’est en ce moment qu’on peut dire à juste titre que la population représente la première richesse du pays.

Et quand on arrive à cet état d’équilibre, l’État n’a pas le choix que d’entretenir cette source de richesse par l’éducation, la santé et les programmes sociaux comme il le fait pour les secteurs qui soutiennent son économie aujourd’hui.

3- Institutionnalisation de la discrimination entre les populations : Contrairement à ce qu’affirme la Constitution, tous les habitants de nos pays ne sont pas égaux. Les quelques programmes sociaux qui existent, ne sont pas pour tout le monde. C’est le cas des allocations familiales disponibles seulement pour les enfants de fonctionnaires.

Mais il y a pire particulièrement au niveau des emplois où les congés annuels et/ou de maternité et d’autres programmes n’existent tout simplement pas pour certaines catégories de travailleurs. Par-dessus tout, la pension de retraite n’existe pas pour l’immense majorité des travailleurs, réduisant ainsi l’espérance de vie globale de la population.

Nous venons de citer 3 points névralgiques qui plombent de façon importante le développement de nos pays. Mais la bonne nouvelle est que nous pouvons corriger ces insuffisances organisationnelles. Non seulement cela ne demande pas beaucoup d’argent, mais surtout cela dépend de nous-mêmes.

Il faut noter que les conséquences de ces manquements organisationnels sont non seulement économiques et financières mais aussi sociales et psychologiques. En dehors du fait que cela prive l’État d’importantes rentrées fiscales et les travailleurs d’avantages sociaux majeurs, cette situation a des effets psychologiques néfastes très profonds sur l’inconscient des populations.

En effet, vivre dans un pays ou vous savez que vous n’avez pas les mêmes droits et avantages que vos autres concitoyens, laisse des traces importantes dans l’inconscient des populations. Aussi, entrevoir les périodes de vulnérabilités (période de vieillesse) à venir sans aucune ressource, amène les gens à adopter des attitudes pas forcément bénéfiques pour la société.

Nous pouvons faire semblant de fermer les yeux, mais c’est la réalité. Est-ce que cela peut exacerber les divisions entre les populations et accentuer la corruption? C’est à vous cher lecteur de le déterminer. Si la description faite ici, correspond un tant soit peu à celle de votre pays, c’est que vous avez probablement besoin d’améliorer les bases structurelles de votre organisation socioéconomique.

La grande bonne nouvelle est qu’aujourd’hui, des équipes d’Africains, imprégnés de ces réalités, ont essayé de mieux comprendre ces réalités spécifiques et sont prêtes à aider les pays qui le souhaitent. On commencera par poser un diagnostic précis et sans complaisance de la situation de votre pays, ensuite, on vous proposera des séries de réformes adaptées et une séquence précise d’exécution.

La chose la plus difficile à faire, c’est de s’organiser dit-on. Mais nous devons plutôt penser au pays que nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants, et c’est ce qui doit nous encourager à nous y engager.

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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