N.O., âgé de 27 ans, est vendeur de prêt-à-porter. Il a comparu, le 10 janvier 2023, devant la Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, pour

Burkina Faso: Une fille de 14 ans menace de suivre son copain en prison

N.O., âgé de 27 ans, est vendeur de prêt-à-porter. Il a comparu, le 10 janvier 2023, devant la Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, pour détournement de mineure. Il est en effet reproché à N.O. d’avoir flirté avec une fille de 14 ans, en classe de 5e. A la barre, N.O. a expliqué que la fille l’a accosté devant le parking d’une salle de spectacle parce qu’elle voulait qu’il l’aide à rentrer en contact avec un artiste qui prestait en ce lieu, ce jour-là.

C’est de là qu’est partie l’idylle entre les deux tourtereaux jusqu’à ce que la fille décide de venir rester chez lui. A entendre N.O., la fille lui a dit qu’elle a 18 ans. N.O. a soutenu qu’il a plusieurs fois ramené la fille dans sa famille, mais à chaque fois, elle revenait chez lui. Il a expliqué avoir même saisi l’action sociale sur les agissements de la fille. A son tour à la barre, la fille n’a pas démenti les propos de N.O. Elle a même affirmé avoir dragué N.O. et se sentait mieux chez lui qu’en famille où elle a des soucis avec sa tante chez qui elle vit.

La tante à son tour a révélé qu’elle a adopté sa nièce depuis l’âge d’un an et qu’elle s’efforce de la mettre dans des conditions acceptables, malgré quelques mésententes qui existent entre elles. Après avoir longuement entendu les différentes parties, le procureur a requis 12 mois de prison dont 6 ferme et un million F CFA d’amende contre N.O.

Cette réquisition du procureur a mis la fille dans tous ses états. Elle a menacé de suivre son copain en prison avant de quitter la salle sans attendre la décision du tribunal pour y revenir quelques instants après. Le tribunal a mis son délibéré pour le 24 janvier 2023. La fille s’est évanouie à la fin du procès et a refusé de quitter le palais sans son copain quand elle a retrouvé ses sens. C’est à la suite de négociations teintées de « menaces » qu’elle a quitté les lieux.

Source: sidwaya

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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