Le Baromètre mensuel de l’Ifop le confirme. « Le gouvernement est en train de perdre la bataille de l’opinion », constate

Opinion : ça se complique pour Emmanuel Macron

Le Baromètre mensuel de l’Ifop le confirme. « Le gouvernement est en train de perdre la bataille de l’opinion », constate
Frédéric Dabi, directeur général de l’institut.

Avec seulement 34 % de
Français satisfaits (- 2 en un mois) pour 65 % de mécontents (+ 3),Emmanuel Macron chute à son
plus bas niveau depuis février 2020, juste avant le premier confinement.
Depuis trois ans, le chef de l’État demeurait stable, autour de 40 %
de satisfaits. « Il semblait protégé
par une sorte de glacis, et ne payait pas ses déclarations maladroites », analyse Frédéric Dabi.

C’est désormais terminé. Il se trouve minoritaire dans toutes les catégories
sans exception. Il enregistre ses meilleurs scores chez les plus de 65 ans (40 % de satisfaits) et les
retraités (39 %). Mais demeure très faible chez les 50-64 ans (31 %), qui
seront les plus vite concernés par la réforme des retraites, et dévisse
de 10 points chez les 25-34 ans
(29 %). Il reste très bas chez les ouvriers (25 %), perd 7 points chez
les salariés du public (28 %), 15 chez les chômeurs (23 %)… Mais
aussi 14 chez les cadres (37 %) et 9 chez les chefs d’entreprise (30 %).

« Très mauvaise vague »
Seul – et maigre – motif de consolation : 87 % de ses électeurs d’avril
s’affirment satisfaits. Il chute fortement parmi ceux d’EELV (de
34 à 26 %) après ses propos sur la prévisibilité de la « crise climatique » lors de ses vœux.

Mais c’est la réforme des retraites qui domine
les préoccupations des Français.
Alors que le doute persiste quant
à son bien-fondé, pas un mot, ou presque, sur les avantages concédés par l’exécutif, ainsi que sur les petites retraites ou la pénibilité.
Preuve que le déficit de « pédagogie » pointé par certains dans la
majorité est réel.

« Travailler plus
pour gagner moins », résume l’un
des sondés.
Quant à la méthode, il est question de « passage en force » et de « brutalité ».

Une critique qui atteint de plein fouet la cheffe du gouvernement, laquelle enregistre
64 % de mécontents (+ 5), nous dévoiles nos confrères du journal de dimanche .

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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