L'étude a duré 80 ans. Menée par la prestigieuse université de Harvard, elle porte sur la définition du bonheur. Qui est heureux et qui ne

Serions-nous heureux sans le savoir ?

L’étude a duré 80 ans. Menée par la prestigieuse université de Harvard, elle porte sur la définition du bonheur. Qui est heureux et qui ne l’est pas ? On pense généralement que le bonheur c’est d’être riche, célèbre, intelligent, etc.

Des normes que les sociétés modernes tentent d’imposer à des communautés qui ont leurs propres références et leurs propres valeurs. Ce prétendu bonheur se transforme en succession de malheurs ou de déceptions car l’accès à la félicité n’est pas une recette miracle valable partout.

Justement, cette étude rejette cette fausse définition du bonheur. Elle nous dit que les personnes les plus heureuses sont celles qui «prennent le temps de rendre hommage aux personnes qu’elles aiment».

La science donne la clé d’une vie heureuse : c’est la solidité de nos liens sociaux qui nous permet de nous sentir épanouis, «plus que la richesse, les voyages ou l’intelligence».

Alors, serions-nous les plus heureux sans le savoir ? Car chez nous, cette solidité des liens reste une réalité palpable malgré les impératifs de la vie moderne qui poussent parfois à l’égoïsme et à l’indifférence. Nous sommes encore solidaires dans nos familles, dans nos quartiers et douars et cela est peut-être une facette de ce bonheur dont nous ne sommes pas conscients. Ces valeurs, ancrées dans notre société, nous rapprochent de nos parents proches et lointains, de nos voisins, de nos collègues au travail et de nos voisins.

Si l’on s’en tient à la science, nous serions donc parmi les plus heureux de la planète. Mais nous ne le savons pas. Ou peut-être même que nous refusons de l’admettre parce que nos yeux restent rivés sur une image du bonheur qui nous est renvoyée par les sociétés occidentales. Or, dans la réalité, ces sociétés, à force de considérer le côté matériel comme le puissant levier du bonheur, en arrivent à une course effrénée vers la richesse, la notoriété et la réussite à tout prix.

Nous le voyons : ces sociétés sont marquées par l’injustice, l’incertitude et la précarité ; elles subissent toutes sortes de dérives morales et sombrent dans l’alcoolisme, la drogue, la sexualité débridée, la violence et le nihilisme.

Alors, ce matin, n’oubliez pas d’appeler au téléphone un parent lointain et seul, un ami perdu de vue, un voisin qui habite maintenant dans une autre ville. Faites-le, cela vous rendra heureux, nous dit l’étude de Harvard qui précise même le temps qu’il faut consacrer à ces coups de fil.

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Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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