Faure Gnassingbé préside depuis ce mardi 24 janvier 2023, à la commémoration du 49eme anniversaire de l'attentat de Sarakawa au nord

Togo /Attentat de Sarakawa : 49 ans déjà

Faure Gnassingbé préside depuis ce mardi 24 janvier 2023, à la commémoration du 49eme anniversaire de l’attentat de Sarakawa au nord du pays.

Le président de la République Faure Essozimna Gnassingbé qui a remplacé son père après son décès en 2005 se fera accompagné d’une forte délégation de l’exécutif ainsi que les présidents des institutions de la république.

La catastrophe aérienne de Sarakawa est un accident aérien survenu le 24 janvier 1974 à proximité de la petite localité de Sara-kawa, dans le nord de la république du Togo. Pour des raisons demeurées inexpliquées, un Douglas C-47 Skytrain effectuant la liaison entre les villes de Lomé et de Pya[1],[2], transportant plusieurs personnalités politiques et militaires togolaises dont le président de la république Gnassingbé Eyadéma, s’écrase en pleine brousse. Si le président sort indemne de l’accident, il n’en est pas de même de trois de ses généraux, du pilote de l’appareil, Jean Cattin, et de son copilote Bertrand.

Le mémorial de la catastrophe aérienne de Sarakawa, dominé par la statue du général-président Gnassingbé Eyadéma.
Survenu lors d’une période de refroidissement dans les relations entre la France et le Togo pour des raisons commerciales (le Togo ayant décidé de créer quelques jours auparavant un Office Togolais des Phosphates, concurrençant ainsi directement la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin – ou C.M.T.B. – à capitaux majoritairement français, dans l’exploitation du minerai), l’accident est vu par le président comme un sabotage organisé par les autorités françaises et la C.M.T.B. afin de tenter de l’assassiner. Si une version officieuse émanant de proches collaborateurs du pouvoir évoque une déficience mécanique pour expliquer l’accident, le président Eyadéma affirme haut et fort qu’il s’agit bien d’un sabotage, et prend en conséquence des mesures de rétorsion, à commencer par la nationalisation de la C.M.T.B. (2 février 1974)[2].

Le 24 janvier devient une date symbolique rebaptisée « jour de la libération économique » et le site de Sarakawa, un mémorial près duquel sont organisées des manifestations officielles en hommage au président « miraculé de Sarakawa »[3] et aux victimes de ce que Gnassingbé Eyadéma qualifiera d’« accident odieux (…) passé dans l’histoire du Togo »[2]. Le mémorial, établi au centre d’une petite place, se compose d’une statue du général-président debout, entouré de trois autels ornés des photographies des trois généraux morts dans l’accident.

Komla AKPANRI

Je me nomme AKPANRI Komla, historien de formation, arbitre fédéral. Le journalisme est une passion pour moi plus précisément le journalisme sportif puisque je suis un sportif. Ayant fait une formation en histoire, j'aborde aussi des questions politiques, sociales et culturelles.

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